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Le féminisme machiste et l’injustice de la Nature
Par Jorge Majfud*
Le féminisme n’est pas celui qu’il était : il cesse d’être opposition combative pour s’intégrer à un nouvel optimisme. Et, dans ce nouvel optimisme ( et non dans l’intégration ) est sa faiblesse et sa dissolution.
Pendant le XIX è s., les positivistes proclamaient à vive voix que le développement des sciences conduirait l’humanité, inévitablement, à l’abolition des guerres, à un développement définitif de la morale. Mais, comme le disait Dostoïevski dans “Mémoires du sous-sol”, l’homme ne s’accommodera jamais avec le fait que deux et deux font quatre. Au XX è s., la science et la technologie apportèrent de nouvelles méthodes curatives, de nouveaux systèmes constructifs et destructifs : la pénicilline, les Tours Jumelles et les holocaustes humains. En aucun cas la morale n’eut une participation spéciale : avec la pénicilline n’a pas émergé un type supérieur d’homme et, ni même dans les holocaustes, on ne prit en compte les principes les plus minimaux et les plus primitifs de ce qu’on connaît par « morale ».
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